Communiqués :
Chacun sait que lorsqu’elle réalise l’un de ses funestes projets, ou bien lorsqu’elle fait l’objet de critiques, la mafia scientifique se hâte de se draper d’une couverture « éthique » (Comets, Comité consultatif national d’éthique), ou de l’aveu d’une autorité « indépendante » (Cnil, Afssaps) ; cette fois-ci le cas est si douteux qu’il n’y faut pas moins qu’un rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques.
Qu’est-ce que cet office ? Une structure créée en 1983 pour « éclairer les décisions du Parlement », composée de 18 députés et 18 sénateurs, et qui se décrit comme « un intermédiaire entre le monde politique et le monde de la recherche ».
C’est que cette fois, le cas est sans espoir : la fabrique de l’homme-machine par les neurotechnologies, notamment à Clinatec, la « clinique expérimentale du cerveau » du CEA-Minatec de Grenoble. Ce que les parlementaires nomment pudiquement « L’impact et les enjeux des nouvelles technologies d’exploration et de thérapie du cerveau ».
C’est si frappant qu’un lecteur nous a dit : « Voilà le rapport parlementaire qui valide l’enquête de Pièces et main d’oeuvre sur Clinatec ».
Jugez-en vous-mêmes : « Les avancées en neuroimagerie, particulièrement grâce à l’IRM fonctionnelle, font émerger la capacité sans précédent de corréler l’activité du cerveau avec les états psychologiques (de nombreux travaux ont été menés sur le mensonge), les grands traits de la personnalité (incluant l’extraversion, le pessimisme, la capacité à l’empathie, l’obstination, voire les attitudes racistes inconscientes, la prédisposition au crime violent…) et certains désirs (préférences sexuelles ou pour certains objets, exploitées en neuromarketing).
Les travaux visant à améliorer la compréhension du comportement criminel font envisager d’autres interprétations de la notion de responsabilité individuelle qui, dès lors, ne dépendrait pas exclusivement du libre-arbitre. »
Retrouvez la lecture critique de ce rapport sur : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=361
Merci de faire circuler,
Pièces et main d’œuvre
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Vendredi 6 avril 2012, nous avons publié un texte intitulé « « Réindustrialisons » : quand « Là-bas si j’y suis » défend le cancer français ».[1]
Celui-ci pointait l’angle mort d’un reportage consacré à la cession du pôle vinylique d’Arkema à un « vautour » américain : l’absence de toute mention du caractère homicide de la production de ce pôle. Cette lacune étant évidemment liée aux positions politiques du producteur, du journaliste et des intervenants de cette émission, qu’on n’insultera pas en disant que, syndicalistes, militants du Front de gauche ou journalistes engagés, ils font actuellement la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. On n’étonnera non plus personne – ni eux-mêmes – en rappelant que le Parti communiste, le Parti de gauche, la CGT et Là-bas si j’y suis soutiennent le parti de l’industrie et de l’emploi à tout prix.
De toutes les réactions suscitées par notre texte, nous avons choisi de répondre à celle qui nous paraissait la plus poignante et la plus instructive, celle peut-être qui permet pour une fois d’aller au vif du sujet.
Merci de faire circuler,
Pièces et main d’œuvre
[1] http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=362
