12 février 2012 : Solidarité et service public.

On peut couiner, râler et railler le service public lorsqu’il est lent, agaçant, qu’il n’apporte pas dans l’instant la réponse qui manque, qu’il ne donne pas satisfaction à une question d’importance…

Sans doute est-il judicieux de reconnaître qu’il assure aussi.

Dans des cas particuliers tels les grands froids du moment, où les services municipaux ont été mobilisés pour trouver des solutions rapidement afin que les habitants du Mirail ne restent pas dans des logements privées de chauffage.

Personnel mobilisé, à l’écoute et disponible dans sa mission de service public, celle qui porte chaque fonctionnaire au service de ses concitoyens.

Et si l’on veut se donner matière à réflexion, il suffit d’anticiper la gestion d’une telle situation, plus tard, quand les services publics seront définitivement à terre — si nous laissons faire le démantèlement actuel.

Une fiction toute simple :
— À quand les réparations ?
— Les équipes techniques spécialisées interviennent en station de ski, elles ne seront pas libres avant la fin du mois.
— Dommage !
— Vous avez besoin d’être relogé provisoirement en attendant la réparation du système de chauffage collectif de votre quartier ? Allez donc à l’hôtel, si vous en avez les moyens et qu’il reste de la place. Sinon, nous nous organisons pour qu’Emmaüs vous donne des pulls.

Ça fait rêver ?

Quartier du Mirail : 7300 foyers toujours sans chauffage

7 300 foyers de Toulouse ont passé deux nuits et une journée sans chauffage ni eau chaude. Un tuyau du réseau chaleur de la ville a cédé. Des gymnases ont été ouverts. (…)

 

Publié dans Circulation entoilée : ce qui se trame via la toile., Journal : mes billets. | Marqué avec , , , , , , | Laisser un commentaire

11 février 2012 : 5 minutes contre le nucléaire.

Action nationale : 5 minutes contre le nucléaire !

A l’appel de 12 organisations (voir ci-dessous), vous êtes toutes et tous invité(e)s à éteindre vos lampes et appareils consommant de l’électricité entre 19 h 55 et 20 h, les 11 février, 11 mars, 11 avril, 26 avril et 4 mai prochains.

Cette action nationale a pour but :
- de commémorer les catastrophes de Fukushima et Tchernobyl,
- de protester contre la politique énergétique de l’État français qui n’a de cesse de soutenir encore et toujours le nucléaire.

Après la catastrophe de Fukushima, la France doit abandonner le nucléaire.

La campagne présidentielle doit être l’occasion d’engager notre pays sur la voie d’une transition énergétique pleinement assumée faisant la part belle aux énergies renouvelables et à la maîtrise de l’énergie.

Restez au « courant » : en nous laissant vos coordonnées, quelques heures avant chaque action, vous recevrez un courriel et/ou un SMS pour rappel et une invitation à rediffuser l’information largement afin d’amplifier la mobilisation.

Si nous sommes plusieurs dizaines de milliers d’individus à agir de concert, nous pouvons avoir un impact et montrer que nous sommes nombreux-ses à vouloir sortir du nucléaire.

Un petit geste peut avoir, s’il est démultiplié, une puissance militante insoupçonnée.

« 5 minutes contre le nucléaire » est une action nationale lancée à l’appel de l’association Agir pour l’Environnement et Greenpeace, Attac, Biocoop, la Confédération paysanne, le Réseau Action Climat, Nature et Progrès, la Fondation France Libertés, le Réseau Sortir du nucléaire, WECF, Générations Futures Résistance à l’Agression Publicitaire. Ils soutiennent : Cyberacteurs, Comité Stop Belleville Stop Dampierre

Publié dans Circulation entoilée : ce qui se trame via la toile. | Marqué avec , , , , | Un commentaire

10 février 2012 : FCPE dénonce la catastrophe dans l’enseignement.

Communiqué de presse, 3 février 2012

Les élèves ont droit à une médecine de qualité

La FCPE de Seine-Saint-Denis avait interpellé directement l’OMS en septembre dernier pour l’alerter sur la situation dramatique du département, dans lequel seuls 29 des 49 postes de médecins scolaires sont pourvus.

La dernière enquête réalisée par les syndicats de médecins de l’Education nationale ne fait que confirmer les inquiétudes maintes fois exprimées par les parents d’élèves quant au manque de médecins scolaires et leur difficulté à accomplir les missions qui leur sont dévolues : examens de santé obligatoires pour tous, actions de prévention et d’information auprès des élèves, suivi épidémiologique… Les exemples ne manquent pas et, malgré les SOS lancés, les conclusions des rapports de la Cour des Comptes et du Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques, le ministre fait la sourde oreille.

A l’échelon national on compte en moyenne un médecin pour 7900 élèves  et 6 % des médecins scolaires s’occupent de plus de 10 000 élèves…

Face à cette situation inacceptable, la FCPE interpelle les candidats à l’élection présidentielle, pour  leur demander un véritable engagement politique avec les moyens financiers et en personnels correspondants, afin de retrouver une médecine scolaire de qualité, capable de répondre aux besoins sans cesse plus nombreux des élèves.

6 février 2012 Non remplacement des enseignants : la situation se dégrade

27 386 : c’est le nombre de demi-journées d’absences non remplacées signalées sur le site « ouyapacours » de la FCPE, sur une cinquantaine de départements entre septembre 2011 et janvier 2012. Le département de Paris détient le record avec 3 646 demi-journées perdues déclarées, suivi des Hauts-de-Seine avec 3010 demi-journées de cours perdues.

Les petits départements sont touchés également comme la Côte d’Or avec 712 demi-journées perdues !

C’en est trop !

Voilà que le maire d’Asnières dans les Hauts-de-Seine, refusant cet état de fait, s’est senti obligé de prendre en charge une classe de CP, faute de remplaçant. Et l’Inspecteur d’académie du Tarn, qui a inventé le délai de carence de 48 heures dans le premier degré, n’a toujours pas été rappelé à l’ordre par le ministère de l’Education nationale.

Dans le même temps, le gouvernement prévoit la suppression de 14 000 postes pour la rentrée 2012 ce qui aura pour effet de diminuer encore le nombre de remplaçants disponibles. Pour la FCPE, c’est inacceptable !

Pour le seul mois de janvier, on signale 3264 demi-journées sans remplacement sur Ouyapacours : les collèges sont les plus touchés et dans les écoles primaires, on remplace encore moins bien que l’an passé.

Les parlementaires qui ont voté les suppressions de postes pour 2011 en connaissaient les conséquences. Où sont-ils aujourd’hui, alors que tant d’enfants les payent en n’ayant pas classe ?

Contact presse : Laurence Guillermou, Tél : 01 43 57 16 16

Fédération des conseils de parents d’élèves des écoles publiques
e-mail : fcpecom@fcpe.asso.fr
Site : www.fcpe.asso.fr

 

Publié dans Circulation entoilée : ce qui se trame via la toile., Coup de gueule : ça presse, il faut l'écrire. | Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

9 février 2012 : Logement, coups de gueule et action.

Laisser quelqu’un à la rue est un crime !

En Midi-Pyrénées, c’est 64 % des personnes laissées sans solution après appel aux 115.

Devant l’inacceptable, réagissons !

Le Collectif inter associations Toulouse, la Fnars Midi-Pyrénées et le Collectif urgence un toit, soutenus par le Collectif des morts à la rue 31 « Goutte de vies », la Ligue des droits de l’Homme, la Cimade et le Collectif ROMS 31 appellent à une action le jeudi 9 février 2012 de 12 h à 14 h (rendez-vous au Monument aux Morts à Toulouse).

A cette occasion, pour chaque enfant, chaque femme, chaque homme laissé à la rue, un matelas sera déposé devant la préfecture.
A 12 h, rendez-vous aux Monuments aux morts : dépôt des matelas
A 12 h 30, départ vers la préfecture avec les matelas – Cortège / chaîne de matelas
A partir de 13 h, les matelas sont déposés, étalés et laissés sur la place St-Etienne, avec prises de paroles (rappel des droits et de la loi) sous les drapeaux français et européen en berne.

Nous appelons les citoyens, citoyennes, leurs représentants élus et les médias à se joindre à cette manifestation.

La Fnars Midi-Pyrénées, Le Collectif inter associations Toulouse, Le Collectif urgence un toit

————————————–

http://www.dailymotion.com/video/xod49d_le-coup-de-gueule-de-mallaury-nataf-contre-le-samu-social-et-le-mal-logement_news

Mallaury Nataf chez Wikipédia.

 

 

 

Publié dans Circulation entoilée : ce qui se trame via la toile., Coup de gueule : ça presse, il faut l'écrire. | Marqué avec , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

8 février 2012 : Compagnie Paradis éprouvette.

En représentation à la Cave Poésie du 8 au 18 février, avec Prévert !

Compagnie Paradis éprouvette dans les pages du journal : http://heleneduffau.unblog.net/?s=paradis+éprouvette

Publié dans Force de vente : publicité. | Laisser un commentaire

7 février 2012 : Tyrannie industrielle.

Appâtée par l’offre Free qui casse le marché de la téléphonie mobile, je décide de diviser par quatre ma charge de téléphone et me prépare à changer d’opérateur. Tout fonctionne parfaitement : obtention du numéro de portabilité, nouveau contrat qui entrera en vigueur sous peu, ligne coupée par le précédent opérateur qui n’a, jusque-là, pas moufté, réception de la nouvelle carte à puce et… bug !

Impossible d’activer la ligne…

Message répondeur indiquant à mes correspondants que le numéro n’est plus attribué… Du chantier parmi mes relations usuelles, professionnelles ou pas.

Mais je possède un Iphone 3 GS…

Renseignements pris chez le nouvel opérateur, puis chez l’ancien, j’apprends qu’Apple impose aux opérateurs quittés de remplir un formulaire qui va bien, de l’adresser à la multinationale qui, à son heure, enverra à la propriétaire d’un Iphone 3 GS que je suis, le processus à suivre pour réactiver ledit téléphone avec sa recette nouvelle de connexion.

De qui se moque-t-on ?

La procédure peut prendre jusqu’à 10 jours me dit le correspondant de l’opérateur quitté. Mais 10 jours, sur une ligne perso-professionnelle, c’est bien des ennuis et du temps perdu à cause d’échanges impossibles.

Je fais remarquer audit opérateur que j’aurais aimé être clairement informée de cette contrainte lors de la signature du contrat, il y a près de deux ans. Quoi qu’il en soit, je trouve complètement coercitive cette obligation faite aux opérateurs, et aux clients de surcroît, d’être soumis au bon vouloir d’Apple pour le fonctionnement d’un nouvel abonnement. Si une contrainte technique est la cause de cette tractation, autant le faire savoir, mais rien ne m’a été dit dans ce sens.

Mais, avant Apple, c’est bien SFR qui détient aujourd’hui et pour mon compte, le pouvoir de faire rapidement remonter l’info… ou pas.

Du règlement de comptes entre opérateurs ?

Affaire à suivre.

Publié dans Journal : mes billets. | Marqué avec , , , , , | Laisser un commentaire

6 février 2012 : Arrestation de Josh Fox / Gasland.

Arrêté pour avoir enquêté sur les gaz de schiste

PAR SOPHIE CHAPELLE (3 FÉVRIER 2012)

Josh Fox, le réalisateur de l’enquête explosive « Gasland » qui dénonce l’exploitation destructrice des gaz de schiste aux Etats-Unis, a été arrêté le 1er février. Son délit ? Avoir voulu filmer une audience publique à la Chambre des représentants sur les conséquences environnementales de cette extraction. Une atteinte à la liberté de la presse qui interroge la compromission de politiques sous influence. (…)

La suite : http://www.bastamag.net/article2106.html

Gaz de schiste dans les pages du journal : http://heleneduffau.unblog.net/?s=gaz+de+schiste

Publié dans Circulation entoilée : ce qui se trame via la toile. | Marqué avec , , , , , | Laisser un commentaire

5 février 2012 : L’Amap crée de l’emploi.

Dans les pages de Sud-Ouest, un article qui détonne.

L’Amap crée de l’emploi

53 agriculteurs se sont installés grâce aux Amap du Béarn et 23 personnes ont été salariées en 7 ans

Jean-André Biscar, éleveur laitier à Arbus peut avoir le sourire. Depuis qu’il s’est lancé dans l’aventure des Amap (1) en 2004, il a développé son activité en créant un atelier de fabrication de yaourts et en valorisant davantage son lait depuis qu’il est passé en bio. « Avant en conventionnel, je vendais mon litre de lait à un industriel 33 centimes, maintenant je le vends 1 euro dans les Amap », explique-t-il. (…)

La suite : http://www.sudouest.fr/2012/01/31/l-amap-cree-de-l-emploi-620276-4720.php

Les Amap dans les pages du journal : http://heleneduffau.unblog.net/?s=amap

Publié dans Circulation entoilée : ce qui se trame via la toile. | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

4 février 2012 : Aller respirer ailleurs.

Lorsque j’évoque avec mes enfants leur « avenir », leurs souhaits les plus profonds, le projet professionnel qui conditionnera leurs études et les rêves auxquels ils ont envie de croire, je ne peux m’empêcher d’attirer leur attention vers une question d’importance : celle d’aller goûter le monde au-delà des frontières racornies de la France, un pays où ils sont nés de parents d’origines européennes, dont les dirigeants semblent avoir tout oublié des droits de l’homme et autre droits de l’enfant comme de ceux du citoyen.

Alors, Erasmus pour des études supérieures en Europe ou je ne sais quel programme leur permettant d’être accueillis dans une école ou une université du monde. Dans un pays, un lieu où ils auront envie de passer du temps, de s’ouvrir à une autre culture, un autre rapport au monde. Et peut-être un endroit où ils découvriront et éprouveront une approche moins sinistre de la vie.

Force m’est de constater que ceux qui vivent en France se flétrissent de jour en jour. Oh, pas tous, jamais tous évidemment, à chaque règle son exception, mais l’ambiance générale est calamiteuse. Après quelques jours récemment passés à Paris, je peux  dire que les gens vont mal, bon nombre d’entre eux prennent des comprimés à endiguer l’angoisse, d’autres vont mal, très mal, tandis que la plupart, dans les lieux collectifs tels les transports en commun, restent les yeux posés sur le clavier de leur téléphone mobile, abrutis par l’urgence de communiquer pour distraire la peur de ne plus être en contact l’espace d’un instant.

Les regards qui s’échangent sont durs. Rarement les mots sont partagés. Les sourires sont quasiment inconvenants.

Pas joli joli tout ça. Mais qui, parmi les dirigeants pose son regard sur les concitoyens et constate, comme je le fais, que les gens de ce pays vont généralement mal ? Encore faudrait-il oser prendre le métro ou le bus…

Alors, pour que mes enfants croient à leurs rêves et se donnent les moyens de les réaliser, pour qu’ils osent suivre le fil qui les guide et les stimule à prendre leur place dans le monde, je ferai en sorte qu’ils aillent respirer un autre air que celui du mépris. Vivre dans une autre ambiance que celle de la sinostrose entretenue au cynisme. Qu’ils puissent devenir adultes dans un pays qui fait de la place aux jeunes mais aussi aux différences, dans un esprit de partage.

Pas un pays effondré sur ses croyances anciennes. Pas un pays où il faut redoubler d’efforts pour se faire une place quand on n’est pas du sérail. Pas un pays qui désespère le génie des générations montantes. Qui stigmatise l’autre — l’étranger, le pauvre… — de façon systématique, organisant sur le modèle propagandiste la peur, la haine, le rejet et l’enfermement de soi par soi.

Souvent, je pense aux pays dans lesquels j’aimerais vivre lorsque ceux que j’accompagne encore auront gagné en autonomie. Car je ne suis pas certaine de vouloir continuer à supporter l’ambiance délétère du pays dans lequel je suis née.

Il y a des ailleurs beaucoup plus simples à vivre. Sans être longue, ma liste est déjà stimulante.

Publié dans Journal : mes billets. | Marqué avec , , , , , , , | Laisser un commentaire

3 février 2012 : Institut européen du salariat.

Les retraites comme « salaire continué »

Entretien avec Bernard Friot

Propos recueillis par Yves Housson, L’Humanité 23 juin 2008

Vous défendez l’idée selon laquelle les réformes successives de la retraite, depuis une vingtaine d’années, visent à rompre avec le principe au cœur du système construit après la guerre, celui d’une retraite considérée comme le « salaire continué ». Pouvez-vous tout d’abord préciser cette notion ?

Bernard Friot. En effet, nos pensions ont été construites comme du salaire continué, socialisé, et non comme du salaire différé. Le salaire différé signifie une logique d’épargne : « J’ai cotisé, j’ai droit. J’ai droit au différé de la cotisation ». Comme si j’étais dans de la prévoyance. La retraite comme salaire continué, c’est le cas de la Fonction publique, et ce depuis 1853 : les agents sont payés pour leur grade, et non pour leur poste, et lorsqu’ils entrent en retraite, ils continuent à être payés pour leur grade. Il y a bien continuation du traitement. (…)

La suite : http://www.ies-salariat.org/spip.php?article68

Publié dans Circulation entoilée : ce qui se trame via la toile. | Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire