Journal de la moderne tyrannie : bienvenue dans les pages du blog d’Hélène Duffau.
Si je devais me résumer à mes fonctions, j’écrirais que je suis auteure, co-directrice d’une association culturelle littéraire, consultante — la communication écrite est mon domaine d’expertise —, animatrice d’ateliers d’écriture. Lorsque je connais bien un travail ou lorsque le besoin s’en fait sentir, je m’invente une nouvelle vie professionnelle. Un peu comme dans ma vie privée en somme.
Mais je ne peux me résumer à cette seule approche du qui-fait-quoi, alors je dis également de moi que j’ai dépassé la quarantaine et que je trouve extraordinaire d’avoir acquis du recul, la distance qui fait que les événements passent à travers un prisme bien plus audacieux et pertinent que lorsque j’étais plus jeune. Maturité est un mot qui me plaît.
J’écris encore que je suis passionnée par le monde dans lequel je vis et les humains qui le composent. Même si cet ensemble m’agace encore pour son arbitraire et sa fréquente sous-humanité quasiment entretenue : par crainte de grandir ? de se libérer ? d’oser découvrir ce qui nous permet de partager davantage ?
J’ai mis en route ce lieu d’expression en mai 2005, stupéfaite par la prise de parti des journaux et autres médias. Dans un régime dit démocratique, à la suite du majoritaire vote « non » au texte de la constitution européenne, ceux-ci n’avaient de cesse de railler le choix des citoyens français. La collusion d’une grande partie de la presse avec le gouvernement et les entreprises privées n’autorise plus leur véritable liberté d’enquête et d’expression.
Après quelques tergiversations, j’ai baptisé le blog Journal de la moderne tyrannie et je relaie dans ses pages des articles qui s’organisent en rubriques, indiquées en bas de chaque article, consultables en activant leur lien dans la colonne de droite :
- journal : mes billets, mes humeurs, mes chroniques, mes photos, mon actualité aussi
- circulation entoilée : piochés à travers la toile, des bribes, des enquêtes, des faits, des blogs, des infos
- coup de gueule : quand d’aucuns s’énervent, s’agacent et que je l’apprends
- force de vente : la publicité pour ceux que j’aime, que je connais, dont j’ai plaisir à parler, dont mes propres productions écrites ou d’animation d’ateliers ; mais aussi la publicité commerciale quand je la moque
- histoire vraie : je rencontre des gens qui ont une expérience à relater, à transmettre ; je note et restitue dans ces pages-là ce qui arrive à d’autres
- projection : dialogues extraits de films qui me touchent, m’intéressent, relais vers des films vus et appréciés pour ce qu’ils véhiculent
- sérénade : musique, chanson, des paroles qui ont du sens, des morceaux qui interpellent, des liens vers d’autres créateurs
- sous la liseuse : des extraits de livres que j’ai lus et que je trouve riches, à passer à d’autres.
Mes livres sont également rangés en rubriques dans la colonne droite du journal et un clic conduit vers l’éditeur, un relais, une adresse.
Grâce à l’aide d’André, technicien de talent, le blog existe et évolue. Qu’il en soit chaleureusement remercié ici.
Et si vous avez envie de laisser des commentaires qui concernant un article, il vous suffit de cliquer en bas de page sur le lien « commentaires » et de vous laisser guider.
Merci de votre visite ici et là.
Hélène Duffau
Salut LN,
Comment ça va à Toulouse???
Ici à BXL la vie est belle malgré la grisaille…
J’ai eu un crash de disque dur et du coup j’ai perdu tous mes mails et mes contacts. Peux-tu m’envoyer tes coordonnées (mail, tél, etc.)?
J’ai une grande amie qui est de passage à Toulouse en ce moment. J’avais envie de lui donner tes coordonnées pour que vous puissiez vous rencontrer.
Je t’embrasse bien fort,
Et bises à tes petits monstres aussi!
Fabrice
PS: notre docu radio sur les AMAP (avec ta jolie voix et ta fameuse recette de frites d’ail) a été diffusée sur Radio Occitanie lundi dernier. Et il sera diffusé lundi prochain sur la RTBF, la radio nationale belge
Bonjour,
Suite à votre appel fin Avril concernant le concours de l’Effeuillant, je me permets de vous recontacter via votre blog pour connaître la suite donnée aux résultats: ayant été retenu parmi « le trio de tête », selon votre expression, j’aimerais savoir (car je ne vous l’ai pas demandé au téléphone) ce qu’il adviendra des textes primés, s’il y aura une lecture, quand, etc.
Merci de votre réponse
bien cordialement
Pierre-Jean Naud
0628539523
pierrejean.naud@laposte.net
De la dérive sécuritaire à la dictature
Politis révèle dans un article daté du 11 juin (que vous trouverez ci-dessous) que le gouvernement prépare, dans le cadre de la programmation militaire pour la période 2009-2014, un arrêté qui permettra à l’état de poursuivre tous les militants écologistes et associatifs lorsque « par leurs actions, écrits ou propos, ils mettront en cause« les intérêts de l’État ». Ce texte aurait aussi comme conséquence d’aggraver les peines encourues par les faucheurs d’OGM, car il permettrait de poursuivre les individus et les associations mettant en cause les intérêts économiques stratégiques de la France.
A la lecture de cet article je suis resté pantois, complètement assommé. Nous somme en dictature.
Cela fait plusieurs mois que l’on assiste à des « dérives » sécuritaires. Les rapports des organismes internationaux (Ligue des Droits de l’Homme, Amnesty International, Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité) se succèdent sans que l’on assiste à la moindre inflexion… au contraire.
Des policiers arrêtent des enfants dans les écoles, des citoyens sont traînés devant les tribunaux pour avoir « défié » le gouvernement en place (je pense à ce prof de philo, à Marseille, qui s’est retrouvé au tribunal pour avoir dit « Sarkozy je te vois ! » ou cette citoyenne entendue par des policiers venus de Paris pour avoir écrit en commentaire sur une vidéo de Nadine Morano « hou la menteuse »). Et je passe sur la criminalisation des mouvements sociaux (syndicalistes arrêtés), les décrets de loi liberticides (délit de solidarité, interdiction de la cagoule), l’affaire des inculpés de Tarnac.
La politique de ce gouvernement est maintenant clairement établie : nous allons vers une dictature. Sarkozy cherche l’affrontement avec le peuple pour justifier une politique de répression.
Nous allons vers de heures bien sombres si nous ne sommes pas capable de réagir dans l’unité.
Citoyens, réveillez-vous avant qu’il ne soit trop tard.
Laurent Cougnoux
Source : Politis. jeudi 11 juin 2009, par Claude-Marie Vadrot
Comment faire taire les militants
La ministre de l’Intérieur, sur suggestion de l’Élysée et de quelques parlementaires, prépare en secret un arrêté fondé sur un projet de loi signé du Premier ministre et du ministre de la Défense, prêt depuis le mois d’octobre 2008. Il s’agit de la loi 1216 de programmation militaire pour 2009-2014 : un texte plutôt banal s’il ne prévoyait, dans son article 5, de réorganiser et de redéfinir tout ce qui touche à la sécurité intérieure. Ce qui, une fois la loi votée, autorisera la publication d’un ou plusieurs décrets permettant de poursuivre notamment les militants écologistes et associatifs lorsque, par leurs actions, écrits ou propos, ils mettront en cause« les intérêts de l’État ». Dans ces « intérêts » seraient notamment inclus ce qui concerne les centrales, les transports nucléaires et le stockage des déchets, mais aussi ce qui touche aux installations industrielles et aux stockages classés « Seveso », qu’il s’agisse d’usines manipulant des substances dangereuses ou d’aires abritant des cuves de produits chimiques. Ce texte aurait aussi comme conséquence d’aggraver les peines encourues par les faucheurs d’OGM, car il permettrait de poursuivre les individus et les associations mettant en cause les intérêts économiques stratégiques de la France.
Dans l’exposé des motifs de la loi, on trouve en effet ce paragraphe: « Les attributions, déjà codifiées, des ministres de la Défense, de l’Intérieur, des Affaires étrangères, de l’Économie et du Budget sont redéfinies en fonction des différentes politiques qui entrent dans leur champ de compétence et concourent à la stratégie de sécurité nationale. Au-delà de ces modifications, et dans le prolongement des orientations du Livre blanc, des attributions particulières en matière de sécurité nationale du ministre de la justice et des ministres chargés de la Santé, de l’Environnement, des Transports, de l’Énergie et de l’Industrie sont codifiées. »
Au nom de la sécurité nationale, le décret en préparation permettrait donc de placer sous la protection de cette dernière toutes les actions et informations liées, par exemple, à l’environnement et aux infrastruc¬tures contestées par les associations de protecteurs de la nature et les organisations écologistes. De la même façon, tout ce qui concerne le changement climatique pourra entrer dans les informations classifiées interdites de divulgation. Classification qui, d’une part, sera bien entendu à la discrétion souveraine du gouvernement en place et qui, d’autre part, sera opposable à la fois aux militants, aux associations et aux juges d’instruction. S’ils existent encore. Les écolos ne sont bien sûr pas les seuls visés: ce texte à tout faire permettrait de poursuivre tous les agissements
« déviants ».
II deviendrait donc plus difficile d’exercer une contestation écologique. Ce dispositif pourrait être complété dès l’automne par une circulaire ou un décret – ce n’est pas encore décidé – qui compliquerait la tâche des citoyens et des associations de protection de la nature voulant attaquer des décisions de l’État et des collectivités territoriales devant les tribunaux administratifs. Les élus se disent lassés des remises en cause de permis de construire ou des tracés de routes. Depuis plusieurs années, les associations de maires demandent au gouvernement une restriction de la contestation « administrative » pour abus de pouvoir et non-respect des règles d’enquête publiques. En oubliant de rappeler que le recours aux tribunaux administratifs est souvent la seule arme des écologistes et des associations de protection de la nature.
Entre les possibilités de criminalisation de la contestation écologique et les restrictions aux recours administratifs, si ces deux réformes entrent en vigueur, l’écologie devrait peu à peu cesser de gêner le pouvoir. Pour l’instant, il est encore, au moins, possible de l’écrire sans encourir le risque d’être poursuivi… pour outrage au gouvernement.
Claude-Marie Vadrot
Bonjour Hélène Duffau,
ou comment leurrer Trombi.com…
Bonjour,
C’est avec surprise et surtout une bonne dose de satisfaction que l’équipe de Clikou vient de découvrir votre post concernant notre revue. Un grand merci pour ce soutien, cela fait vraiment plaisir ! Vous nous direz comment vous avez connu Clikou ?
Très bonne continuation, au plaisir de prochains échanges?!
L’équipe de Clikou
Merci pour votre article à propos de Marcelin !
L’important pour le moment c’est de s’assurer que les environ 700 enfants qui restent soient rapidement pris en charge. Pour tout un tas de raisons, et même en dehors de la bien normale impatience de leurs futurs parents adoptifs de les serrer dans leurs bras, il sera plus facile de le faire sur notre territoire. Ça libérera aussi espaces et moyens localement pour prendre en charge les nombreux autres enfants qui ont eux aussi besoin d’assistance en ce moment. Et pour tous ceux qui étaient en cours de procédure il faut continuer les procédures dans la sérénité. Du fait que le MAE de B. Kouchner ait fait de la fin des procédures un préalable à la prise en charge des enfants, on a envoyé employés de l’administration et responsables de crèches fouiller les décombres au péril de leur vie pour retrouver des dossiers. Des acteurs clé du processus d’adoption, dont certains ont tout perdu, ont repris le travail pour faire avancer les dossiers, par respect des enfants et des parents adoptifs. Tout ça pour se faire cracher à la gueule et donner des leçons, comme hier soir sur Canal +. Que j’ai honte ! L’urgence, c’est les enfants. Mais le temps viendra de demander des comptes. Pour vivre ça de l’intérieur depuis près d’un mois, je vous assure que c’est moche, très très moche. Et curieusement, si au départ la politique a peu à y voir, quand un 1er ministre et un président sont alertés et ne prennent pas les mesures qui s’imposent, ça devient aussi politique.
Stéphane qui a découvert au fil du temps un peuple formidable et qui ne se reconnaît pas dans la France de Bernard Kouchner et de ceux qui le soutiennent ou le laissent faire. La blessure est profonde, elle n’est pas prête de se refermer !
J’ai beaucoup aimé votre article sur les enfans, les moutons, les Rom et l’Arve de vos ancêtres… Je suis Anishinabe, cela signifie en algonquin « le Peuple ». Peuple, s’entend au sens ouvert, au sens animal…
Je vous remercie d’être libre.
Anne et Kerry Agecoutay
ANIMISTespace