En partant pour ma tournée de lecture en centres de vacances (des précisions chez Frédérique Martin http://www.frederiquemartin.fr/ccas-tournee-culturelle-delles-memes-lecture-croisee/), j’ai rejoint les Landes et la ville de Tarnos où, à la fête des Pins, j’ai signé l’édition toute spéciale d’A Marana, roman policier historique commis aux éditions TME, à paraître à la rentrée prochaine. Le livre est beau, la couverture superbe et intrigante à la fois. Quant au contenu, je n’en dirai que du bien et vous invite à vous procurer l’ouvrage dès sa parution, bien sûr ! Plus d’informations prochainement.
Lors de ma traversée automobile des Landes, j’ai eu mal au ventre pendant des kilomètres. La vision des forêts ravagées par la tempête m’a tourneboulée. Je suis arrivée nauséeuse à destination où j’ai appris que ceux qui vivent là ne voient même plus l’étendue des dégâts, intégrée à leur paysage familier, routinier. Le département est complètement sinistré, tout particulièrement dans les terres sabraises (le lieu de mon roman) où les arbres ont été arrachés de main de géant, les troncs tordus, des lignes entières d’arbres penchés… J’aurais voulu ne rien voir. Je n’ai pas pu.
Les forestiers se plaignent qui ont peint des slogans sur de grandes bâches noires installées en bordure de route. Ils disent la nonchalance de l’État, l’impossibilité de replanter — compte tenu de l’importance du travail préalable de nettoyage des sous-bois où des monticules de bois tombés, de souches arrachées jonchent le sol. Le travail y est dangereux, pénible, tandis qu’il semble ne jamais pouvoir finir tant le ravage est dense.
Ça m’a fait mal au ventre et au cœur de regarder la nature landaise à ce point sinistrée. Pendant quelques jours je n’ai eu de cesse d’ouvrir des yeux immenses sur un paysage empli de camions de transport de bois, sur des bords de route jonchés de tas longs et hauts de troncs coupés et prêts à être chargés sur une remorque, sur des clairière artificielles nées d’une tempête virulente — la réplique plus forte encore de celle de 1999-2000 dans laquelle je me suis trouvée prise en automobile et où je me suis fait quelques promesses suivies d’effet.
À nouveau des hectares de terres sont consacrés à l’accumulation de bois coupé, empilé en de monstrueux tas sur lesquels de l’eau est projetée. Les sites sont clôturés, on les croirait pleins d’une matière rare à protéger. Pourtant il se dit dans les Landes que le cours marchand du bois n’a jamais été aussi bas. Que même les Espagnols n’en veulent pas pour la pâte à papier. Quant aux menuiseries…
Alors je me dis que les tonnes de troncs mis à mal par les vents violents de ce début 2009 pourraient être transformées en granulés de bois et que par solidarité landaise nous pourrions équiper nos logements de chaudières à granulés de bois ou de poêles. Ainsi, à nous tous, nous aiderions les Landes à se refaire une santé, l’économie de la chaudière à granulés se verrait consolidée, nous aurions un système de chauffage efficace qui va dans le sens de la réduction de l’utilisation de l’énergie fossile. Moi qui viens d’emménager dans un appartement où les cheminées ne servent que de décoration, je vais tenter de trouver la propriétaire de mon logement pour lui en toucher deux mots…
Chaudières à pellets : http://www.chaudiere-pellets.com/chaudiere-pellets-granules-bois/
http://www.conseils-infos-batiment.fr/chauffage/chaudiere-granules-bois.php
Poêles à pellets : http://www.poeleagranules.com/poele_granule.aspx?type=insert


