8 février 2010 : À la volée.

Sur Farce Inter le 2 février, je saisis à la volée qu’Isabelle Giordano débattra prochainement, dans son émission Service public, de la rumeur montante, ce qu’on appelle une polémique, en termes radiophoniques : faut-il arrêter de donner de l’argent pour Haïti ? les Français (et les autres) ont-ils été trop généreux ?

à venir http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/servicepublic/

03/02/2010 > Collectes de dons : pourquoi tant de polémiquesavec : David Solon, Rony Brauman, Michel Soublin, Francis Charhon

« Service public, la vigilance » dit la publicité sur le site de la radio de service public.

C’est sûr qu’avec le même thème polémiste qu’à la précédente catastrophe (raz-de-marée dans l’océan indien en 2004 : http://fr.wikipedia.org/wiki/Séisme_de_2004_dans_l’océan_Indien), l’émission se pare d’une bande-annonce choc pour ébranler les esprits.

Dorénavant, une seule pratique « journalistique » des catastrophes naturelles : en appeler au don, et, très vite, « polémiquer » sur la générosité des donateurs qui, s’ils sont solidaires, seront bientôt raillés d’avoir été si généreux. Mais de qui se moque-t-on ?

Naomi Klein sait de quoi il retourne avec ce type d’agissement. Elle appelle cela La Stratégie du choc, http://fr.wikipedia.org/wiki/Naomi_Klein

Ainsi, on vient de voir comment gérer « à l’information » l’après catastrophe assortie d’un mouvement fédérateur de solidarité. Même chose pour les épidémies qui seront toutes ravageuses, pandémiques, le temps de signer de accords fumeux entre États et laboratoires, groupes de presse et manipulation massive. Le temps que les gens fassent tourner l’info et ne s’émeuvent plus même…

Le mot polémique chez Robert électronique :

polémique [pɔlemik] adjectif et nom féminin

étym. 1584; chanson polémique « chanson guerrière » 1578 ◊ grec polemikos « relatif à la guerre »

1. Qui suppose une attitude critique; qui vise à une discussion vive ou agressive. « quelques écrits polémiques faits de temps à autre pour ma défense » (Rousseau).

2. N. f. Débat par écrit, vif ou agressif. controverse, débat, discussion. Engager, entretenir une polémique avec qqn. Polémique à propos, au sujet de l’euthanasie. « Une grande polémique s’engage à ce sujet dans la presse, deux duels philosophiques » (Michelet).

Plus loin, sur les mêmes ondes, la merveilleuse reprise de Rock in the Casbah, ou Clash par Rachid Taha http://www.youtube.com/watch?v=7DbFYsi9iSg. Et me vient le souvenir du concert de Clash à Guéhenno, et ma fascination pour le groupe mythique — par lequel j’ai autant progressé en anglais qu’avec les Beatles — qui jouait, très peu de temps avant le split définitif, en 1985, son dernier concert français.

The Clash : http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Clash

7 février 2010 : Des mots de l’écrit par l’écrivain.

Merci André (ben oui, encore !) pour ce lien-là : http://tvbruits.org/spip.php?article1356

6 février 2009 : Humeur !

Ce qu’il y a de jouissif, dans ma vie, c’est les rencontres avec les autres. Avec ceux que j’aime. Ceux qui me donnent à réfléchir, avec lesquels la conversation est édifiante. Fait avancer. Remet en question. Brouille mes pistes pour en profiler d’autres. Me fait bouger, évoluer.

Aparté : Après les trois jours de Sonde proposés par la Boutique d’écriture du Grand Toulouse http://www.boutiquedecriture.com/category/centre-ressources/journee-reflexion/ en partenariat avec L’Usine http://www.lusine.net/actus.html et la Chartreuse http://www.chartreuse.org/, j’ai des fourmillements plein la tête et la légère sensation de frustration qui va avec, car je n’ai pu assister qu’à la journée de samedi, quand je comprends que c’état édifiant tant jeudi que vendredi ! Les technologies de l’information et l’écrit. L’écrit et les TIC. Comment les choses sont-elles bouleversées, comment peuvent-elles s’ouvrir, s’articuler autrement qu’à réfléchir l’écrit pour a publication livresque ? Et beaucoup d’autres travaux autour de la création d’un texte de théâtre dans le monde de l’hypertexte. Samedi soir, j’ai quitté l’Usine des questions plein la tête, des idées aussi, des envies encore… la remarque que mon incompétence technique en la matière site internet, création blog demeurait probablement encore un frein à mes essais. Cependant qu’un projet artistique va prochainement me permettre d’en visiter un peu plus de la technique. Tout va bien… (fin d’aparté)

J’ai récemment eu le plaisir d’un peu de temps à partager avec André (le grand manitou tectonique technique de ce blog qui existe, se met au goût du jour, grâce à lui et par son truchement savant). Nous avons causé écriture. Rapport à l’écrit. L’obsession qu’a André de dire et montrer à ceux qu’il appelle « les militants » combien le rapport au langage est chez eux facteur de division interne. Parce que certains, tout simplement, sont des orateurs et pas d’autres. Parce que certains sont figés à l’idée d’écrire le prochain tract à faire circuler tant l’inhibition de leur rapport à l’écrit les frustre, les empêche, tandis que d’autres n’y voient aucun souci, aucune retenue. Que, globalement, ceux qui sont inconfortables avec le langage écrit et oral sont fréquemment les mêmes, ceux qui auraient, justement, encore plus que les autres peut-être, besoin de témoigner, envie, mais coincent et restent en retrait, asservis par une matière qu’ils pratiquent avec difficulté.

Je suppose que personne n’a envie, arrivé adulte, d’être pointé du doigt comme à l’école pour ses lenteurs, manques, mauvais apprentissages. Pas de bon point ni d’image.

J’ai ajouté que, hélas, ce qui coinçait aujourd’hui dans les relations entre militants, personnes se réunissant autour d’une même cause, d’un même projet, c’est qu’on était encore dans des relations de pouvoir, de domination, avec un leader, un chef, qui sait tout mieux que d’autres et ne se préoccupe pas — ou si peu — de savoir ce qui meut les autres. Il suffit d’assister à quelque colloque pour se rendre compte à quel point, au début du vingt-et-unième siècle, le langage demeure ce qui, au lieu de rallier, divise et classe les personnes en deux catégories : celles qui comprennent, et les autres. Et André de se demander proposait une méthode du travailler et réfléchir ensemble ? Qui, aujourd’hui, dans les milieux qui réfléchissent ou luttent, font les deux parfois, interroge les compétences de chacun et permet à tous de participer aux débats, aux projets ? Il n’est pas là question de « démocratie participative », une démonstration électoraliste consistant essentiellement, telle qu’elle est pratiquée, à faire semblant d’écouter les concitoyens, pour n’en pas tenir compte et continuer sur sa lancée, tête baissée et droit dans le mur s’il le faut !

Aparté : J’en veux pour exemple local les assises de la culture toulousaine, dont on est en droit d’attendre autre chose que les lutins dans la ville au moment de Noël, vaste opération de communication qui coûte très cher en argent public, soit dit en passant. Allez voir ici, on s’y croirait : http://www.lutins.toulouse.fr/ et je vous recommande tout particulièrement de cliquer sur le lien vidéo (la lampe !) pour lancer des images ineptes probablement collectées sur la toile par le raclage du chaland des hauts fonds… (fin d’aparté)

Je tiens ici à dire combien je trouve méprisants certains chercheurs, certains experts (j’ai déjà raillé ici le mot « expert » qui ne dit jamais comment le titre est arrivé à la personne qui le porte), qui ne sont pas capables de préparer une allocution dans un langage autre qu’écrit. Évidemment, chacun notera ici que le président a, pour sa part, parfaitement intégré que l’écrit n’est pas le parlé, même si ces écrivants ont, eux, omis de ne pas lui en faire faire trop pour tenir le rôle.

Nous passons notre temps à nous traduire : nous ne pensons pas comme nous écrivons, nous n’écrivons pas comme nous parlons, nous ne pensons pas comme nous parlons. Aussi l’écrit n’est-il pas adapté à l’oralité. Pour autant, les orateurs n’ont de cesse de préparer des allocutions écrites, qui prennent des formes parfois assommantes sinon difficiles à suivre, car les phrases sont longues, faites pour l’écrit et pas pour servir un propos transmis par micro (on n’écrit pas comme on parle…). Des propos qui sèment la confusion, demeurent hermétiques. Usent l’assistance. Divisent au lieu de rassembler.

En revanche, l’orateur qui s’exprime clairement, avec simplicité, peut tout à fait donner à comprendre la portée de son raisonnement, aussi complexe soit-il. C’est à mon sens celui-ci qui fait preuve d’un réel désir de transmission. Je pense que les autres sont ravis d’exhiber leur ésotérisme et d’égarer l’auditeur — je n’ai pas la preuve du contraire. Une pratique qui ne peut en aucun cas inviter à un débat, à un échange, puisque tout est plombé. S’en rendent-ils compte ? Accepteraient-ils de se l’entendre dire ? De l’art de la division pour dominer par la pensée imperméable ?

Aparté : j’ai récemment lu dans les pages d’ouverture du mensuel Sciences humaines N° 212, un article sur la rhétorique que je vous recommande : « Un grand discours vaut mieux qu’une petite phrase », http://www.scienceshumaines.com/un-grand-discours-vaut-mieux-qu-une-petite-phrase_fr_24840.html, suivi d’un dossier sur les démocraties hybrides, ni plus démocraties ni pas tout à fait régime autoritaire : http://www.scienceshumaines.com/entre-democratie-et-autoritarisme-vers-des-regimes-hybrides-_fr_24819.html (merci Nathalie pour le repérage magazine !). (fin d’aparté)

Avec André, nous avons donc causé, ce dont j’ai besoin, je l’ai écrit plus haut.

Sans autre solution que celle de proposer des ateliers d’écriture ou des modules de formation à tous ceux qui s’engagent dans quelque action citoyenne, afin de pacifier leur rapport à l’écrit, afin encore qu’ils deviennent capables, par l’écrit désinhibé, de se projeter, d’inventer le monde de demain — non pas celui pour lequel le citoyen engagé fantasme comme à tenter d’obtenir réparation d’une douleur ou blessure personnelle qu’il tente de soigner en s’engageant, idem pour les politiciens nous sommes-nous dit. Inventer par le truchement d’une relation réfléchie, tout comme l’effet miroir le permet. Tout comme le processus dépensée le permet de par sa chronologie, sa lenteur aussi.

Aparté : André, on commence quand à informer tous les acteurs du monde associatif qu’il est primordial de pouvoir rêver, par l’écrit ? Et de progresser, avec l’écrit toujours, dans un monde où, si l’industrie du livre va un peu moins bien aujourd’hui qu’hier, l’écrit demeure fondamental pour s’informer, vérifier, chercher des infos, les partager, c’est-à-dire s’exprimer, ne serait-ce que par le merveilleux champ fertile que constitue le net. (fin d’aparté)

Se réduire à une culture de l’oralité désaccordée demeure, à mes yeux, une formidable régression. Une atrophie de la pensée structurante, jubilatoire, longue et tortueuse…

Toujours avec l’ami André, nous avons abordé l’informatique, l’internet, la nécessité pour mon convive de repenser la presse à l’aune des technologies de l’information et de la communication. À œuvrer à impliquer le lecteur d’un journal/magazine papier à devenir « membre » de la communauté de rédaction, par exemple. Qu’il réagisse, en ligne, quant au contenu rédactionnel. À bon entendeur.

Et puis, cette conclusion provisoire : le fait que les réseaux militants se désintègrent — on connaît partiellement les raisons, se résumant à la façon d’exercer le pouvoir là où jamais une interrogation n’est portée vers une autre manière de voir les choses, de déléguer, partager, impliquer chacun, pour faire ensemble… — tant en politique qu’en syndicalisme, milieux associatifs, me porte à penser que l’heure est venue pour la prise en charge de ses responsabilités. Que chacun de ceux qui ont envie de faire avancer les choses, à leur façon, depuis leur vision, le fassent. Quand bien même cela demeurerait individuel, je pense que chacun a pour autant à y gagner, à profiter d’une expérience qui n’a rien d’autre à apporter que ce partage d’expérience. Sans chercher à convaincre quiconque de sa nécessité ou son contraire.

Alors, plus de grands mouvements collectifs ? Sans blague, qu’est-ce qui a été récemment obtenu à la suite de manifestations nationales très suivies ?

Et je me disais enfin que cet engagement de chacun ressemble très probablement à la société de demain. Non plus « un pour tous et tous pour un » comme les mousquetaires nous l’ont enseigné, mais une nuance qui, à mes yeux, révèle une société en mutation, en prise individuelle de responsabilité, en capacité à se défaire des « grands gourous », qu’ils soient politiques ou religieux, pour ainsi quitter le berceau familial et grandir, devenir adulte en commençant par se respecter soi. Et chacun à son rythme.

5 février 2010 : Humeur.

Rupture ? Vous connaissez probablement ce terme que bien des politiques usent et abusent aussitôt qu’ils entrent en campagne voire en poste.

De la rupture annoncée par le président de la République, du changement, du « vous allez voir ce que vous allez voir ! ». Tel un leitmotiv trop souvent revenu en politique, ladite rupture se résume trop systématiquement en quelques mots : « les promesses n’engagent que ceux qui y croient », comme annonçait fièrement l’un du sérail des donneurs de promesses.

Il semble qu’aujourd’hui une sorte d’épidémie se propage à travers le champ politique : vision raccourcie ; incapacité à penser globalement ; réduction de la sphère d’influence aux intérêts de ses bons amis ; incurie récurrente ; inculture pour bon nombre.

Mais aussi division des citoyens et travail à l’appauvrissement de la plupart d’entre eux (le retour des serfs, des seigneurs — saigneurs ? — princes et roi) ; réduction des acquis sociaux qui œuvrent à la cohésion du pays, à l’évolution « vers le haut » des conditions de travail, de salaire, de soins, de retraite ; générosité maladive aux lourdes retombées, à destination escrocs de la modernité qui ont pignon sur rue et boursicotent avec l’argent prêté par chacun des citoyens obligé d’avoir un compte en banque, entre autres méfaits…

L’impertinence me porte à me demander pourquoi les laboratoires n’observent pas de plus près le type de microbes qui semblent se propager dans les sphères où s’exerce le pouvoir politique ?

À l’échelle locale, la rupture aussi s’est énoncée en une de la presse locale, en une de la presse hebdomadaire nationale. Du changement, il y en aura, autant le faire savoir ! C’est ce que le nouveau maire de Toulouse a raconté à la presse il y a maintenant deux ans, sans que pour autant les choses ne bougent, les plis féodaux de l’ancienne mairie ne soient balayés et jetés au placard. En municipalité 2010, il paraît ici qu’on s’y connaît en paranoïa et obsession de contrôle. Au point même que la première adjointe à la culture souhaite quitter ses fonctions pour s’afficher sur les listes régionales. On ne musèle pas sans conséquence ?

Las, la politique aujourd’hui se résume à une affaire de communication, de grands projets jamais suivis dont les colonnes des journaux s’emplissent à en vomir, sans pour autant assurer le suivi des paroles électoralistes et leur incidence concrète, sans pour autant informer d’un potentiel taux de réussite ou d’accomplissement du programme de campagne, aussitôt publié aussitôt jeté aux oubliettes. Les leaders semblent bien plus occupés, obsédés, par le contrôle et l’impossible délégation, que par l’envie de faire avancer un pays, les citoyens qui y vivent. Le président est un exemple illustré de cette manie maladive, le maire de Toulouse l’est également semble-t-il.

Aucun grand projet pour Toulouse (construction phare, rénovation ambitieuse, projet au long cours…), une ville qui semble étriquée, incapable de voir grand et loin, obnubilée et fascinée par son statut de village qui ne veut pas grandir quand, malgré les réticences locales, de plus en plus de personnes s’installent ici ou en région, à coup de dix à quinze mille par an, rien de moins. Toulouse est sale, on y regarde davantage ses pieds pour éviter les déjections canines infectes qu’on y lève les yeux vers la beauté des façades. Toulouse ronronne. Le plus récent « mouvement » d’ambition dans cette ville ayant été insufflé par Douste-Blazy avec le Cancéropôle, projet économique autour du cancer, mobilisant des fonds publics vertigineux, des ambitions de retombées conséquentes. Le Cancéropôle, c’est ici le nouvel Airbus : un plan qui va faire décoller la région ?

Côté carnets de campagne régionale, la rupture ressemble à s’y méprendre à un réflexe Iznogoud : être calife à la place du calife, ou conserver la place. Bien peu des prétendants ont aujourd’hui une proposition élaborée disponible dans les pages de leur site.

Chez Brigitte Barèges, Union pour un mouvement populaire : « Pour notre région, changeons ! », « Mon défi c’est vous » http://www.brigittebareges2010.fr/, on cause rugby, essai à transformer dans la présentation vidéo de campagne. Pour du changement, c’est du changement qui s’annonce en effet ! Mais du changement dans la continuité, comme l’UMP semble tout à fait douée pour le faire : annoncer le changement sans que rien ne bouge dans le sens commun mais seulement dans le sens favorable à certains. Le projet, lui, est muet, invisible, encore en phase d’écriture peut-être… À lire, récemment publié : http://www.objectifnews.com/node/1273

Chez Europe écologie, Gérard Onesta est tête de liste : http://www.europeecologie-midipyrenees.org/index.php?numlien=951. L’axe de campagne : « Anticiper enfin », « Ré-orienter vraiment », « Gouverner autrement » s’illustre d’un programme pdf et d’un autre à venir, d’après ce que j’ai lu dans la presse : programme

Chez Martin Malvy qui candidate bien qu’il ait 74 ans, on apprend que l’équipe est renouvelée. Faut-il s’en réjouir ? De là à imaginer du changement… http://www.martinmalvy.com/

Chez la NPA, l’état des lieux régional indique seulement que la parti ne fera aucune alliance. Super, et le programme ? http://www.npa2009.org/node/15020

La suite chez Wikipédia :

Midi-Pyrénées

LO: Sandra Torremocha

NPA : Myriam Martin

FG (PCF, PG, GU) : Christian Picquet, ancien responsable de la LCR, fondateur de la GU et co-initiateur du FG.

PS/PRG : Martin Malvy (PS), président sortant et 1er adjoint au maire de Figeac (Lot, ancien maire de 1977 à 2001).

: Gérard Onesta, ancien député européen et ancien vice-président du parlement européen.

MoDem : Arnaud Lafon, maire de Castanet-Tolosan.

AEI : Roger Strobel

Majorité présidentielle : Brigitte Barèges (UMP), députée de Tarn-et-Garonne et maire de Montauban.

DLR : Jean-Pierre Antoni, secrétaire général de DLR.

FN : Frédéric Cabrolier, conseiller régional.

4 février 2010 : Page à page.

Le 21 janvier dernier, j’étais l’invitée de Claire Ambil, à Radio Occitanie, où j’ai parlé de mon roman A Marana, entre autres.

L’émission est en ligne ici : http://pageapagetoulouse.free.fr/script/lance-mp3.php?numemi=180&nomemission=2010-01-21&user=normal

3 février 2010 : Terra Economica.

Communiqué :

Vous avez été dégoûté(e) par Copenhague ? Pour autant, vous refusez de baisser les bras ? Alors ceci est pour vous : « Terra eco » fait appel à ses lecteurs pour changer le monde dès aujourd’hui et construire un média original et collaboratif.

Hé ho ? Vous lisez ce magazine ? C’est signe que les articles de Terra eco vous intéressent. Vous lisez cette page ? C’est signe que son projet « Terra responsable » vous passionne. Vous aviez espoir en Copenhague ? C’est signe que vous n’êtes pas totalement blasé. Vous voulez dépasser Copenhague parce que vous pensez que nous avons les moyens de changer le monde. Cela tombe bien, nous recherchons des lecteurs comme vous ! Prenez le temps de lire les lignes qui suivent et découvrez comment l’équipe de Terra eco souhaite mobiliser ses lecteurs pour passer à l’action.

- 1/ Que veut au juste Terra eco ? Premièrement : expliquer le monde. Deuxièmement : expliquer le monde tel qu’il pourrait être – ça, c’est le développement durable. Troisièmement : passer à l’action et construire ce monde maintenant avec ses lectrices et lecteurs. Parce que si l’on attend que les Etats nations se mobilisent pour bouger, autant se donner rendez-vous à Copenhague en 2050 et, d’ici là, filer à la pêche au volant d’un 4 X 4 pour engloutir le pétrole jusqu’à sa dernière goutte.

- 2/ Comment Terra eco va-t-il bien pouvoir y arriver ? Diffuser de l’information, c’est bien. Mais Terra eco doit faire aujourd’hui davantage. Souvent, les lecteurs que vous êtes nous disent : « Mais comment agir concrètement ? » Le temps est venu de passer à l’action.

- 3/ Et qu’attend Terra eco d’un(e) lecteur(rice) comme moi ? Deux choses. La première ne coûte rien, mais demande des efforts. Elle ne rapporte financièrement que des radis – bios ! –, mais garantit de grandes sensations. Il s’agit de participer à un groupe de « lecteurs testeurs » – non, nous n’avons pas écrit « lecteurs cobayes » – prêts à tester en grandeur nature de nouvelles solutions durables – circuler autrement, manger bio, voyager vert, etc. – et prêts à en témoigner auprès des autres lecteurs.

La seconde coûte un peu, mais ne demande aucun effort (physique). Elle ne rapporte pas de radis non plus, mais garantit des sensations encore plus fortes : il s’agit de participer financièrement au développement de Terra eco en devenant en quelque sorte « copropriétaire » de votre bimédia préféré. En clair, on appelle cela une souscription. C’est une piste de travail à laquelle nous réfléchissons depuis plusieurs mois, dans un contexte récent qui tend à encourager le recours au mécénat pour financer les entreprises de presse. Notre objectif est clair : grâce à nos lecteurs, donner à Terra eco des moyens supplémentaires pour se développer tout en continuant de garantir son indépendance financière.

- 4/ Super, où est-ce que je signe ? Pour le moment, nous souhaitons savoir si cette idée de vous associer à notre action vous intéresse, soit en devenant « lecteur-testeur », soit en devenant « lecteur-souscripteur », soit en faisant les deux. Si c’est le cas, merci de remplir dès maintenant le formulaire de contact ci-dessous. En retour, nous prendrons contact directement avec vous. Vous pouvez également nous adresser un mail à agir@terraeco.net

- 5/ Notre prochain rendez-vous ? Nous avons besoin de votre réponse dès maintenant pour évaluer la pertinence de notre proposition. Nous ferons, ici-même, un point très prochainement pour tirer les premières leçons de cette mobilisation inédite et parler de sa mise en oeuvre concrète. Nous espérons vous compter nombreux avec nous. N’hésitez pas à faire suivre auprès de vos amis ! —

Rappel des faits : c’est quoi Terra eco et qui le fait ?

Magazine mensuel et quotidien Internet, ce bimédia veut à la fois expliquer à sa mère la géopolitique de la culture des fraises et convaincre son père de vendre ce fichu monospace – une bombe à CO2 – pour passer à la bicyclette en matériaux recyclables. Bref, Terra eco vulgarise, avec un ton souvent imité, mais rarement égalé, les enjeux du développement durable. Aux commandes : une équipe de journalistes indépendants, venus de la « grande presse » pour créer un média un peu différent. Terra eco est un éditeur indépendant, contrôlé par ses fondateurs, ouvert d’esprit mais exigeant, sérieux mais pas hermétique à l’humour. Et préférant la joie de vivre ensemble à l’illusion de repousser sans cesse les limites de l’individualisme.

http://www.terra-economica.info/Etes-vous-pret-a-devenir-un,8482.html

2 février 2010 : Alfie Ryner.

Pour info : Alfie Ryner a réussi à réunir ses huit brigands pour la création de l’ARFO, l’Alfie Ryner Fabulous Orchestra.  A Alfie Ryner Memorial viennent s’ajouter les saxophonistes Camille Secheppet, Marc Maffiolo et le percussionniste Laurent Paris. 
Ce cocktail explosif réinvente le répertoire de Sir Ryner ainsi que des compositions exclusives pour créer un spectacle au goût de cabaret sauvage.

Loris PERTOLDI – batterie

Guillaume GENDRE – contrebasse

Paco SERRANO – saxophones

Guillaume PIQUE – trombone

Gérald GIMENEZ – guitares

Laurent PARIS – percussions

Camille SECHEPPET – saxophones

Marc MAFFIOLO – saxophones

www.myspace.com/alfierynermemorial

En espérant vous y croiser…

A bientôt.

ARFO

jeudi 4 et vendredi 5 février

Espace Croix Baragnon - 24 rue Croix-Baragnon - 31000 Toulouse

20h30 précises

11-7€

PS : l’album d’Alfie Ryner mémorial est en cours de finalisation et si vous souhaitez nous soutenir, renvoyez-nous le bon de souscription, achat anticipé téléchargeable ici : alfie-ryner-memorial

1er février 2010 : Chronique au nucléaire.

Le Monde.fr – 26.01.10 - Chronique d’abonnés

http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2010/01/27/electricite-nucleaire-mon-amour_1297006_3232.html

Électricité nucléaire, mon Amour

par Sonia Marmottant

Oh mon amour, mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour, de l’aube claire jusqu’à la fin du jour, je t’aime encore, tu sais… Ainsi résonne la Chanson des vieux amants de Brel. Mais moi, mon vieil Amour nucléaire, après cinquante ans de parfait amour, je ne t’aime plus.

Et ce n’est pas parce que tes jupons et tes corsets de béton sont troués, même s’il est vrai que te payer une nouvelle garde robe, à 5 ou 6 milliard l’EPR, c’est un peu cher… Car rien n’est trop beau pour celle qu’on aime. Et ce n’est pas parce que tu as des lubies, des espérances chimériques, comme tes rêves de générateurs de 4ème génération ou de transmutations, qui m’ont coûté déjà des dizaines de milliards. Tu ne sais pas renoncer à tes illusions de jeunesse, mon Amour, cela fait partie de ton charme un peu fou !

Ce n’est pas non plus parce que je me méfie de tes nouveaux serviteurs, parfois plus soucieux de faire des économies que d’assurer ta sécurité. Pourvu que le gendarme ASN reste auprès de toi, espérons que ton carrosse de plomb et d’uranium tiendra la route ! Ce n’est pas non plus parce que ta jeune sœur, Électricité renouvelable, serait plus belle. Même avec tes rides, tu tiens la comparaison, face à ses éoliennes qui fleurissent comme les boutons sur le visage des adolescentes. Quant à ses longs rubans de panneaux solaires, qu’elle traîne après elle sur les flancs des montagnes et les dunes désertiques, ils n’ont rien à envier aux pylônes de tes lignes à haute tension.

Non, si mon amour s’en va, c’est parce que je vois enfin ta vraie nature, après des années d’aveuglement et de passion. J’aimais en toi la fée Électricité, la fille de la Matière et de l’Univers, mais je ne savais pas qu’à ton baptême les trois Parques, la Mort, la Maladie et la Guerre, avaient tenu le rôle de marraines.

Toi et moi, mon Amour, nous avons voyagé et nous nous sommes aimés à travers le Monde entier. Des confins de l’Asie aux déserts de l’Afrique, en passant par le Japon et l’Amérique, nous avons planté les racines et ensemencé de notre amour la planète entière. Nous avons fait des rêves merveilleux, de progrès humain, de conquêtes scientifiques et de pouvoir technologique. Le soir, sous des lampadaires plus nombreux que les étoiles, nous évoquions la paix, la sécurité et le confort que nos efforts conjugués répandraient sur les peuples humains. Mais je me suis retourné et j’ai vu grimacer les enfants que nous avons laissé grandir derrière nous.

En Afrique, les mines d’uranium souillent en catimini les rares eaux potables et terres habitables du Gabon et du Niger. En Mer du Nord, tous les sept ans, La Hague et Sellafield se rient d’avoir fait autant de mal que Tchernobyl sans que personne ne les remarque. En Irak, en Afghanistan, en Serbie, en Bosnie, au Kosovo, notre armement à l’uranium appauvri livre une guerre chimique secrète aux habitants, qui respirent et avalent l’immortelle poussière radioactive laissée par les explosions.

En France, bientôt, le démantèlement des centrales mettra sur le marché du recyclage des tonnes de matériaux contaminés qui pourront se cacher dans les habitations et les objets les plus banals. Partout dans le monde, dissimulés dans des hangars ou enterrés sous des collines, des milliers de containers radioactifs attendent que la rouille ou quelque autre accident vienne libérer les poisons violents qu’ils renferment : ils ne sont pas pressés d’accomplir leur forfait, dans trois cents ans ou dans dix mille ans ils seront toujours vivants.

Mon Amour, nos enfants ne ressemblent pas aux fées, mais aux sorcières de ton baptême. Je me suis trompé, et j’en ai fini de croire en toi. Même quand tu me dis que tu vas me sauver du réchauffement climatique ! Je te connais assez bien pour savoir que tu es aussi gourmande en pétrole qu’en argent frais ! Avec tous ces camions blindés et ces croisières au long cours que tu affrètes pour tes déplacements personnels, et ces palaces de béton et de métal que tu te fais construire toujours plus épais et plus chers, tu aimes trop la dépense pour supporter la concurrence des Vertus salvatrices que sont Efficacité énergétique et Économie d’énergie… Non, tu ne m’auras plus, vieille sorcière, je t’ai démasquée !

Oh, je t’entends déjà me chanter, de ta voix de sirène ensorceleuse : mais mon Amour, je ne comprends pas. Es-tu devenu fou ? Que feras-tu sans moi ? Allons, sois raisonnable : je suis irremplaçable ! Erreras-tu la nuit comme une âme en peine, avec une bougie à la main ? Te chaufferas-tu à la bouse de vache et feras-tu cuire ta soupe au feu de bois ? Jetteras-tu ton ordinateur pour reprendre tes vieux livres poussiéreux ? Conduiras-tu ta toute nouvelle voiture électrique à la décharge et seras-tu condamné au vélo ou à la marche à pied sous la pluie, et aux attentes frigorifiantes sous les arrêts de bus et sur les quais de gare ? Mon Amour, qui prendra soin de toi ? Pas les horribles centrales à charbon… Donc qui ? Dis-moi qui t’aimera comme je t’ai aimé ? Veux-tu vivre comme au XVIIIème siècle, toi qui a connu l’ivresse de la modernité ? Tu ne peux plus te passer de moi !

Mon enjôleuse, le retour vers le passé ne me tente pas, c’est vrai. Mais, en digne héritière de l’après-guerre, tu raisonnes comme une réchappée du siècle dernier ! Ton regard borné ne peut se projeter vers les nouveaux horizons que le XXIème siècle nous ouvre. Nous ne vivrons pas demain comme nous avons vécu hier, et si j’en crois l’héritage que tu nous laisses, cela peut être pour le mieux. Je ne peux pas me passer de toi aujourd’hui, c’est vrai, mais je dénouerai un à un les fils empoisonnés qui me lient à toi, je construirai une vie nouvelle dans laquelle tu ne seras plus reine.

S’il fait beau, j’irai à pied ou à vélo, cela me plaît. Qu’il vente et qu’il pleuve, une éolienne donnera à ma voiture l’énergie nécessaire pour me déplacer sans attraper froid. Quelques ampoules led en un tour de main m’éclaireront mieux la nuit que tes vieilles torches ne l’ont jamais fait. Mon nid douillet, bien isolé, se passera facilement de tes services, été comme hiver. Mon ordinateur n’est pas si gourmand, des panneaux solaires sur le toit et une bonne batterie suffiront. Et j’ai bien envie de manger plus de crudités et de fruits frais : cela me fortifiera et sera bien meilleur que les aliments irradiés, qui doivent moins à la Terre qu’à tes services. Enfin, pour ce qui est d’aimer, chacun sait que cela se fait mieux avec la télé en panne et un dîner aux chandelles !

D’ailleurs, une de perdue, dix de retrouvées : comme j’aimerais regarder, en pleine mer, onduler les cheveux d’Énergie marémotrice ; quelle volupté de me chauffer auprès des turbines de Géothermie ; et mes vieilles maîtresses Électricité Hydraulique et Biomasse, j’aurais toujours autant de plaisir à les voir se jouer de l’eau ou transformer en or le plomb des déchets… Et ce n’est pas tout : car partout naissent de nouvelles féeries. Ici, d’étranges fleurs artificielles capteront la chaleur du soleil, là le bois des forêts savamment entretenues allumera des centaines de feux de joie, ailleurs, le compost se transformera en gaz…

Tu vois, mon Amour, je peux très bien me passer de toi !

Sonia Marmottant

P.S. Extraits à méditer :

- « Par euro dépensé, les nouvelles centrales [nucléaires] permettront 2 à 20 fois moins d’émissions de CO2 en 20 à 40 fois plus de temps que l’efficacité énergétique couplée à des énergies renouvelables. » Amory Lovins, président du Rocky Mountain Institute, Libération, 16/05/2009.

- « En maintenant ou en augmentant la part du nucléaire, la France ne pourra réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050 que d’un facteur 2,7 au mieux, alors que l’objectif est une diminution de facteur 4. » Yves Marignac, consultant en politiques énergétiques, membre de l’association négaWatt, Table ronde du 5 décembre 2009, L’énergie nucléaire : énergie de transition ou énergie du futur ?, salon Naturissima à Grenoble.

- « Nous pouvons diminuer nos dépenses d’électricité de 90 % en utilisant des technologies plus efficaces. » Lester Brown, fondateur de l’Earth Policy Institute, in Hors-Série Sciences et Avenir n °161, janvier-février 2010.

31 janvier 2010 : No Sarkozy day.

No Sarkozy Day

- Appel au peuple -

Inconséquence politique, échec économique, casse sociale, rupture du pacte républicain, atteinte à l’égalité des chances, politique de la peur, stratégie de la division, lois liberticides, pratiques autocratiques du pouvoir, favoritisme, népotisme, manipulations médiatiques, ingérences judiciaires, collusion avec le monde des affaires et les forces de l’argent…

Nous avons tous nos raisons pour nous opposer à Sarkozy et à son clan, pour résister au sarkozysme. Mais ce président sans envergure, effrayé par le peuple, prend grand soin de le tenir à l’écart, muselant au besoin sa parole derrière des cordons de CRS.

Alors, ENSEMBLE, nous élèverons la voix plus haut, nous nous ferons entendre plus fort, unis dans la défense des valeurs de notre République : http://www.no-sarkozy-day.fr/

30 janvier 2010 : Sauvons les riches !

Le Collectif Sauvons les riches, dans le cadre de la campagne Europe-Écologie, vise à instaurer un revenu maximal autorisé européen, de l’ordre de 30 fois le revenu médian, au-delà duquel les revenus seraient massivement imposés. Dans ce but, les jeunes contestataires, armés de baguettes de pain et de paquets de spaghettis, interpellent à leur manière nos amis les riches, accros à un mode de vie destructeur, non généralisable, et finalement tellement triste.

« Chaise à porteurs, manants et petits marquis… : le collectif Sauvons les riches, gagné par l’ambiance régressive qui plane sur le royaume, appelle à une grande manifestation revival Ancien Régime, le jour de l’élection de Jean Sarkozy à l’EPAD par le Conseil général du 92. Solidaires d’un jeune homme otage de son propre clan, les militants du collectif Sauvons les riches volent à la rescousse de leur ami en péril autour d’un mot d’ordre simple : « Touche pas à mon népote ! ».

Assis sur leurs privilèges et leur tas d’or, le dauphin et ses courtisans ne savent que répéter à la face du monde que « s’appeler Sarkozy ne donne pas moins de droits ». On avait cru comprendre, Jean, merci du rappel !

Sauvons les riches appelle donc tous les stagiaires surdiplômés et sous-payés de la Défense à prendre une pause bien méritée pour venir remettre au Dauphin de la Porte Dauphine une version géante du célèbre « diplôme de fils à papa – mention Balkany » qui a ouvert tant de portes à Sarkozy II.( …) »

http://sauvonslesriches.fr/

« Familles Bettencourt, Rothschild, Mulliez… Ils ont construit de véritables empires, sont riches et puissants, connus du grand public et des professionnels, fascinent la société. Les grandes fortunes de France ne se sont pourtant pas faites en un jour et s’entretiennent sur fond de relations sociales incessantes. Qui sont les riches aujourd’hui ? D’où viennent-ils ? Comment se caractérise leur population ? L’analyse du sociologue Michel Pinçon qui observe depuis une vingtaine d’année avec sa femme Monique Pinçon-Charlot les élites sociales. (…) »

http://sauvonslesriches.fr/?page_id=14