12 mai 2012 : Lettre ouverte au nouveau président de la République française.

Monsieur,

Depuis des mois, vous êtes sur la sellette. Depuis des mois vous paradez. Tentez de vous montrer le mieux à même d’assumer la fonction dite suprême, celle de chef de l’État français. Tentez de convaincre que vous êtes l’homme idéal.

Depuis des mois, vous et vos proches en politique avez collecté de l’argent — des sommes colossales — pour financer votre campagne et les images officielles de celle-ci. Depuis des mois vous avez joué de la rhétorique avec le camp adverse — les camps adverses. Votre programme et ses propositions passées au tamis d’experts — on ne sait qui les a désignés « experts » — qui tendent à faire la pluie et le beau temps de l’opinion publique.

Depuis des mois l’ensemble de la classe politique caracole pour obtenir la première place. Pour gagner — on est les plus forts. Pour gouverner dès lors, puisqu’il s’agit de cela et que cela semble être la motivation supérieure.

Gouverner, d’après mon dictionnaire Robert, consiste à « diriger les affaires publiques d’un État, détenir et exercer le pouvoir politique et le pouvoir exécutif ; c’est aussi administrer, gérer ».

Gouverner, détenir le pouvoir ne signifie pas avoir une vision pour son pays. Un projet fédérateur. Un programme qui rassemble et porte les Français à faire société. À œuvrer ensemble pour le collectif…

De joutes verbales en slogans de campagne, de bilans en promesses, de projections en transmissions, vous avez répété, asséné, défendu et convaincu, puisque vous voilà élu.

Cependant quelques questions me semblent en suspens aujourd’hui :
- qui détient réellement le pouvoir en France : l’Union européenne, les banques d’affaires, les entreprises internationales… ?
- de quelle marge de manœuvre dispose le chef de l’État français, compte tenu de la crise de la dette qui pèse sur l’Europe et contraint sévèrement les ambitions ?
- cette campagne est-elle un subterfuge tendant à faire accroire que la France demeure un pays démocratique alors que les décisions y sont prises sans concertation — ni consultation — avec les citoyens ?
- de quels « retours d’ascenseur » vont bénéficier ceux qui ont financé la campagne ?

J’ai fait le rêve qu’un président serait, en France, capable de relever le défi de ce début de 21e siècle. Un défi consistant à remettre en question un modèle économique barbare et avide de pouvoir comme de richesse. À analyser les travers du néolibéralisme pour être capable d’en extraire le meilleur — si tant est que quelconque « meilleur » existe dans ce modèle. À anticiper la fin des matières premières fossiles en stimulant la réinvention d’une société frugale de partage, de solidarité et de responsabilités partagées — car, si nous consommons sans compter, nous contribuons à aggraver l’épuisement de la planète et de ceux qui y vivent.

J’ai fait ce rêve et je souhaite que l’équipe prochainement nommée soit assez forte pour se méfier des sirènes du pouvoir. De la complaisance qu’il draine vers certains tandis que d’autres sont pointés du doigt. Que les futures et futurs ministres tiennent bon face aux lobbies et autres groupes de pression — je pense d’emblée à ceux des pesticides qui empoisonnent le sol et le sang — qu’ils sachent dire non, proposer d’autres solutions, accompagner vers le changement ceux qui résistent encore, par peur de manquer — d’argent ? la bourse ou la vie ? — peur de changer d’état d’esprit, tout simplement.

Alors, je souhaite que la nouvelle équipe se tienne au courant, au plus près. Pas depuis de seules sphères de pouvoir, de personnes fortunées, des quelque 1% de happy few qui mettent à mal le monde et ses habitants pour leur profit égocentré, narcissique et dévastateur. Que les ministres de demain se cultivent, s’ouvrent à tous les domaines dont ils ne connaissent rien — qui, parmi eux, connaît la réalité d’un maçon, celle d’une infirmière libérale, celle d’une domestique à domicile, d’une écrivaine cumulant les fonctions ? Je souhaite qu’ils soient capables de sortir de leurs croyances et de leurs représentations pour comprendre ce qui se joue pour tous ceux qui se tiennent à distance des sphères dites d’influence, et qui pensent, analyse leur monde, avec beaucoup de lucidité.

Je souhaite que le nouveau gouvernement dynamise ce pays fatigué aux anti-dépresseurs, stimulé aux psychotropes. Ruiné par le renflouement des banques systématiquement affamées.

Et qu’ensemble, grâce à l’intelligence mise au service du collectif, une société de la « renaissance » fasse son chemin en Europe.

Et comme il se dit dans La Guerre des étoiles : La force est avec vous !

Précédente lettre au président dans les pages du journal le 5 janvier 2009.

 

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11 mai 2012 : Les perles du web.

Merci à Claire G. pour le passage d’information.

Un lien vers le site d’une jeune femme talentueuse dont le film d’animation à voir ici me touche particulièrement.

 

 

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6 mai 2012 : Agir pour l’environnement en campagne.

Communiqué de presse :

Ecologie et présidentielle : carton rouge pour Sarkozy et carton jaune pour Hollande

Dans le cadre des élections présidentielles, Agir pour l’Environnement a invité ses signataires à interroger les deux derniers candidats en lice sur vingt questions précises. En moins de dix jours, plus de 7000 personnes ont interpellé les candidats par voie postale durant l’entre-deux tours. L’association regrette que le candidat-sortant se soit contenté de rappeler les objectifs inscrits dans la loi Grenelle2 (qui par ailleurs sont tous à des degrés divers des échecs patents).  François Hollande a également accepté de répondre aux vingt questions posées par Agir pour l’Environnement. (…)

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5 mai 2012 : Abrogation de la loi sur le harcèlement sexuel.

Une régression qui ne pouvait pas mieux tomber compte tenu de la récente plainte pour harcèlement sexuel dans la marine française largement médiatisée. Chez Marianne en ligne : Une plainte pour harcèlement sexuel dans la Marine

Merci à Osez le féminisme pour l’alerte : Remise en cause de la loi sur le harcèlement sexuel : un recul scandaleux pour la lutte contre les violences faites aux femmes !
Le conseil constitutionnel a annoncé ce matin l’abrogation de l’article 222-23 du code pénal qui définit le harcèlement sexuel « Le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. », au motif que cette notion serait floue et anticonstitutionnelle. C’est d’autant plus préoccupant que le Conseil constitutionnel vient en effet de donner raison à un ancien responsable politique, Gérard Ducray qui, Secrétaire d’État au Tourisme puis député du Rhône, a été condamné en appel en 2011 pour harcèlement sexuelà trois mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende : le symbole est fort, hélas ! (…)

Dans les pages web du Figaro : La loi sur le harcèlement sexuel abrogée
Les procédures en cours sont aujourd’hui sans valeur, même si le harcèlement sexuel reste proscrit par le code du travail. Le Conseil constitutionnel a estimé que le texte manquait de précision. (…)

Chez l’Express en ligne : Rayer le harcèlement sexuel du code pénal, « c’est un message d’impunité »
Le Conseil constitutionnel a abrogé le délit de harcèlement sexuel. Une décision que regrette amèrement l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail. Le point avec Laëtitia Bernard, juriste chargée de mission.

 

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4 mai 2012 : Médecins suisses et téléphonie mobile.

Une information relayée par Robin des Toits

Téléphonie mobile: 1 500 médecins suisses demandent des valeurs limites plus strictes – 22/03/2012

Communiqué de presse des Médecins en faveur de l’Environnement (MfE)

Bâle, le 22 mars 2012

Le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) considère les ondes issues de la communication sans fil comme «éventuellement cancérigènes». Selon le CIRC, le risque de cancer pour ce type de rayons est donc similaire à celui de l’insecticide DDT, interdit à juste titre. Les Médecins en faveur de l’Environnement (MfE) constatent avec inquiétude que les valeurs limites censées protéger la population suisse – et notamment les groupes vulnérables comme les enfants et les femmes enceintes – constituent une protection insuffisante. Dans un courrier envoyé à l’Assemblée Fédérale, les MfE demandent donc l’application stricte du principe de précaution et – au vu du risque de cancer – des valeurs limites plus basses.

Chambres d’enfants, logements, trams ou bureaux connaissent une exposition croissante au rayonnement de sources diverses: babyphones, téléphonie mobile, Wifi, etc. Pourtant les études sont de plus en plus nombreuses à mettre en garde contre les graves conséquences sanitaires de la pollution électromagnétique pour les êtres humains et les animaux.

Cataracte des veaux, maladie d’Alzheimer, cancer… 

Dès 2001, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) considérait que les champs magnétiques issus notamment des lignes de courant pourraient être cancérigènes. Et une étude suisse de 2008 postule un risque plus élevé de contracter la maladie d’Alzheimer pour les riverains des lignes à haute tension. D’autres études portant sur le risque de tumeur cérébrale établissent également un risque plus élevé pour cette pathologie en cas d’usage du téléphone portable. C’est pourquoi le CIRC, rattaché aux Nations Unies, considère en 2011 que les ondes de téléphonie mobile sont «éventuellement cancérigènes». Et l’Université de Zurich établit en 2012 une prévalence dix fois plus élevée de la cécité de naissance (cataracte) des veaux pendant la durée d’exploitation d’une antenne relais installée sur une étable.

Stricte application du principe de précaution, abaissement de valeurs limites 

«D’un point de vue médical, il est urgent d’imposer le principe de précaution pour la téléphonie mobile, le Wifi, les lignes à haute tension, etc.», constate le Dr Peter Kälin, Président des Médecins en faveur de l’Environnement. La Chambre médicale autrichienne vient d’ailleurs de formuler la même exigence à propos des compteurs intelligents («smart meters»). Dans un courrier du 16 mars 2012 au Conseil Fédéral et à l’Assemblée Fédérale, les Médecins en faveur de l’Environnement demandent de diviser les valeurs limites par dix. Et le Dr Yvonne Gilli, conseillère nationale, a repris les revendications des MfE en demandant au Conseil Fédéral, s’il est disposé à protéger la population, à appliquer le principe de précaution et à abaisser les valeurs limites.

Contact :

Dr Martin Forter, Bâle, directeur MfE : 061 691 55 83

Dr en médecine Peter Kälin, Leukerbad, président MfE : 027 470 21 77

Le courrier à l’Assemblée Fédérale et l’intervention parlementaire d’Yvonne Gilli sont disponibles en allemand sur www.aefu.ch..

Fondée il y a 25 ans, l’association des Médecins en faveur de l’Environnement (MfE) regroupe environ 1500 médecins en Suisse.

Médecins en faveur de l’Environnement (MfE) case postale 4013 Bâle 061 322 49 49 info@aefu.ch www.aefu.ch

Précédents Robin des Toits dans les pages du journal : http://heleneduffau.unblog.net/?s=robin+des+toits

 

 

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3 mai 2012 : Des livres et délices.

Du changement à Cazères où la librairie de la Halle est devenue le café librairie Des livres et délices.

Route de Toulouse, dans un local lumineux plus grand que le mouchoir de poche précédent, Martine Tatger offre un lieu insolite qui, tout au long de rayonnages et de bibliothèques, propose de la nourriture à l’esprit — littérature adulte et jeunesse — tandis que le café permet d’alimenter son organisme version nature.

Idéal, le lieu permet de conjuguer deux plaisirs qui vont parfaitement ensemble ! Et puis, une librairie avec des tables et des chaises, ça me touche…

En parallèle de son lieu culturel, Martine Tatger a impulsé le festival Enfin livre qui programme, début juin, sa troisième édition.

Tout savoir : http://enfin-livre.blogspot.fr/

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2 mai 2012 : Les nouvelles news.fr.

Puisque les femmes demeurent tellement « invisibles » et stéréotypées dans les médias, malgré tout ce qui se prétend, certains ont mis en ligne un magazine paritaire.

Les nouvelles news, l’autre genre d’info

Un magazine d’information indépendant qui a vocation à traiter l’actualité tout en respectant la parité. Il veut donner autant de visibilité aux femmes qu’aux hommes dans le contenu de l’info et gommer les stéréotypes sexués.

http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/administratif/48-equipe/292-qui-sommes-nous-

Au Canada, une étude sur le sujet : http://www.media-awareness.ca/francais/ressources/documents_de_recherche/presence_image_femmes.cfm

Et chez Psychologies.com : http://www.psychologies.com/Culture/Medias/Articles-et-Dossiers/Dans-les-medias-les-femmes-sont-invisibles

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28 avril 2012 : Question de finance.

Merci à Christian L. pour le relais de la vidéo du 12 avril 2012 à lire ici : Le plan de bataille des financiers.

Cet entretien peut se « lire » à la suite de la conférence relayée dans ces pages le 22 avril 2012 qui éclaire de façon très précise l’entente des financiers pour dépouiller la planète.

C’est bien la finance qui pense mener le monde ? Qui ne s’embarrasse pas « de finasserie » quand elle échange entre initiés ? Mais, pourquoi la finance a-t-elle ce pouvoir ? Comment le lui retirer ?

L’entretien est tout simplement inouï : « le marché ne laissera pas passer de toute façon », dixit Nicolas Doisy de Corporate Investment Bank, filiale d’investissement du Crédit agricole dont la campagne publicitaire radio du moment explique à quel point elle est une banque coopérative !

Ma question : si cet homme apparaît, se rend visible, s’il porte la « bonne parole » à l’écran comme à la radio dans Là-bas si j’y suis, en particulier au moment où un certain milieu politique commence à renâcler et à dénoncer les stratégies financières malsaines des magnats de la finance mondiale qui mettent la planète à mal, n’est-ce pas car le vent commence à tourner et qu’il tenterait, ainsi, de continuer de répandre une sorte de propagande pour faire accroire à l’irréversibilité du système monétaire ?

Car, pour la finance qui fait de l’argent sur tout, et en particulier aujourd’hui sur la dette des pays européens, il convient que surtout rien ne change, que le peuple asservi par ses malversations continue d’être dépossédé de la compréhension comme de toute possibilité de réagir… qu’il ne comprenne rien et courbe l’échine, tout simplement. Et, surtout, qu’il continue de craindre, d’avoir peur avec, en prochaine menace, la fin du CDI.

Ainsi, la finance défait, pièce à pièce, le modèle social français — ou européen — pour avoir la main sur tout et tout le monde, afin de continuer de se payer systématiquement sur les richesses nationales produites par les populations et le fruit de leur travail. J’appelle ça du vol à partir d’un système tyrannique.

La tyrannie qui monte est régulièrement chroniquée ici et le dictionnaire Robert électronique nous donne la définition suivante du mot :

tyrannie [tiʀani] nom féminin
étym. 1155 ◊ de tyran
1.  Hist. ant. Usurpation et exercice du pouvoir par un tyran (1°). Tyrannie grecque et dictature romaine.
2.  Gouvernement absolu et oppressif du tyran (2°) considéré surtout dans ce qu’il a d’injuste, d’arbitraire, de cruel. ➙ autocratie, despotisme, dictature. « Contre nous de la tyrannie L’étendard sanglant est levé » (« La Marseillaise »). « Les excès de la tyrannie ne mènent qu’à la tyrannie; celle-ci en nous dégradant nous rend incapables d’indépendance » (Chateaubriand).
3.  Littér. Autorité oppressive, abus de pouvoir. ➙ dictature. Se libérer de la tyrannie d’un père. Exercer sa tyrannie sur qqn. ➙ tyranniser. « la tyrannie de l’homme, qui a converti la possession de la femme en une propriété » (Diderot).
u (Choses) Contrainte impérieuse. La tyrannie de la mode. ➙ diktat, servitude.

D’autres infos sur la manipulation financière au 21e siècle : http://volte-face.org/

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27 avril 2012 : Lisbonne, suite.

Lisbonne est au Portugal, un des pays européens qui ont, les premiers, été soumis au diktat de la crise préfabriquée, on l’aura vu le 22 avril 2012 ou précédemment dans ces pages. Crise au nom de laquelle il est décidé de réduire le nombre de fonctionnaire, parmi lesquels les enseignants qui ont, en France et depuis Napoléon III, largement contribué à l’éducation et à l’instruction d’une population devenue capable de comprendre les rouages du monde et des non-règles qui régissent les marchés, entre autres. Et ce n’est pas la télévision qui, ici, a conduit une mission de service public ! J’y reviendrai.

En me promenant récemment dans les rues de Lisbonne, voyant, dans la vieille ville, la vétusté de bon nombres d’immeubles comme l’état de délabrement de certaines personnes errant dans les rues, je me suis demandé à quoi, dans ce pays, avait été consacré l’argent reçu de l’Europe…

Lorsque je suis allée visiter la « nouvelle ville » ou Parc des Nations, les choses se sont éclairées : immeubles très modernes, casino, avenues rectilignes, centres d’affaires, centre commercial où l’on trouve les mêmes marques que partout ailleurs, aquarium, téléphérique touristique… et l’impression que la personnalité de la ville avait, dans ce quartier, totalement disparu au profit d’un décor que j’aurais pu trouver n’importe où ailleurs dans le monde. Stupeur !

Une prétendue ville idéale construite sur un ancien site pollué, dans l’urgence de voir le pays briller par les bons vœux et les bons auspices d’une exposition universelle, en 1998.

Le Portugal est entré en 1986 dans l’Union européenne.

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26 avril 2012 : Lisbonne.

Capitale européenne portugaise, Lisbonne est une ville bigarré soufflée par le vent océan qui glisse sur le Tage.

Collines qui ouvrent à la vue sur le fleuve, azulejos colorant les façades de motifs travaillés à la céramique, trottoirs pavés de beige et noir aux motifs savamment dessinés, fils électriques alimentant les tramways vieillots ou plus récents — et plus longs ! —, foule de touristes dans les rues, bateaux sur le fleuve, ponts immenses jetés entre les rives, voitures et bus circulant à fond de train et force bruit dans les rues pavées de la vieille ville, odeurs fortes de morue salée et séchée offerte à la vente, carte postales multicolores, rabatteurs de clients aux terrasses de restaurants des rues passantes, immeubles restaurés et d’autres à demi écroulés, arbres poussant dans les gouttières et vitres brisées, bus à l’impériale garnis de rangs de touristes visitant la ville par les avenues, musées de choses anciennes et d’art moderne où j’ai vu l’arnaque contemporaine qui tente de faire passer un alignement de poubelles — propres ! — ou un autre de briques pour une proposition artistique, pourtant exposée au musée…

Et des graffitis. Une collection de graffitis  au pochoir, de nombreux tags et autres peintures de rues. Des slogans qui disent l’absurdité du monde marchand. Qui interpellent quant à la futilité. Qui nomment la nécessité d’ouvrir les yeux. Le lien vers le site de la ville occupée.

À Lisbonne, j’ai marché des heures, arpenté la ville les yeux levés vers la découverte, mangé des choses curieuses et écouté des chanteurs de rue. J’ai essayé, en vain, de comprendre et de parler un peu le portugais. J’ai rencontré des personnes plus qu’aimables qui faisaient tout ce qu’elles pouvaient pour être à l’écoute et me renseigner dans une langue qui n’est pas la leur.

Je me suis régalée de Lisbonne et, à mon retour, j’ai spontanément trouvé Toulouse pâle…

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